Une nouvelle attaque contre la jeunesse et le droit du travail

Manifestation le jeudi 2 février à 14h30 au départ de la porte de Paris pour rejoindre ensuite le cortége de la fonction publique
dimanche 29 janvier 2006
par  DERCOURT ALAIN
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Le Premier ministre Dominique de Villepin a dévoilé le 16 janvier son plan pour l’emploi qui se traduit par le contrat première embauche (CPE). Présenté par le gouvernement comme une mesure miracle pour lutter contre le chômage des jeunes, le CPE, n’est qu’une nouvelle attaque contre le droit du travail.

Destiné aux jeunes de moins de 26 ans, il élargit la précarité en instaurant une période d’essai de deux ans, tout en permettant aux employeurs de bénéficier d’exonération de charges patronales.
Cette « période d’essai » donne à l’employeur la possibilité de licencier un salarié sans motif ni préavis, ce qui enlève toute possibilité à un jeune de s’installer ou de bénéficier d’un crédit. La seule » compensation » accordée est, en cas de licenciement au bout de 4 mois de travail, une indemnité de 460 euros versée pendant deux mois par l’Etat. Comment s’opposer à un employeur qui peut, sans avoir à se justifier, vous licencier du jour au lendemain ?

Cette mesure est un nouveau coup de couteau dans le dos de la jeunesse. On ne peut tolérer d’un gouvernement qu’il considère la jeunesse comme une source de salariés jetables. Qui plus est, comment ne pas voir là les prémices d’un conflit de génération, poussant les plus vieux vers la sortie pour les remplacer par une main d’œuvre plus jeune mais aussi moins payée et plus malléable.

De plus, joint au Contrat Nouvelle Embauche présenté cet été, le gouvernement montre clairement qu’il place la précarité des jeunes et des salariés parmi ses priorités. L’augmentation du nombre de contrats précaires est une grave menace contre le CDI et la sérénité de l’emploi. Les menaces que fait peser également le gouvernement sur le droit du licenciement montre clairement une volonté de démanteler progressivement le code du travail dans le but d’instaurer une précarité des salariés au profit des employeurs.

Enfin, alors qu’il prétend lutter contre le chômage des jeunes, le gouvernement supprime plus de 6 000 postes ouverts au concours dans l’enseignement et 600 emplois d’enseignants dans le Nord-Pas de Calais dans le cadre de la nouvelle carte scolaire, alors que dans un même temps, les effectifs des classes augmentent.
On ne peut pas dire qu’empêcher plus de 6 000 étudiants de devenir enseignant, au lieu de recruter, c’est créer de l’emploi !

Face à ces attaques, nous nous devons d’opposer au gouvernement un front uni afin d’organiser la contre offensive. En conséquence, nous exigeons le retrait immédiat du contrat première embauche et du Contrat Nouvelle Embauche.

Le collectif lillois pour le retrait du Contrat Première Embauche appelle à participer :
AG Lille 3,Jeudi 26 janvier 12h00 Amphi 3
AG Lille 1, Vendredi 27 janvier 12h00 Amphi Fresnel P1



Manifestation le jeudi 2 février à 14h30 au départ de la porte de Paris
( Métro Mairie de Lille), pour rejoindre ensuite le cortége de la fonction publique.


Signataires : Cé, FSU Nord Pas de Calais, JC, JCR, LCR, MJS, PCF, PS, Sud Education 59-62, Sud-étudiant-e-s, UDCGT Nord, UEC, UNEF, Union Syndicale Solidaires, La Souris Verte.


Contact

Section Départementale du Pas de Calais de la Fédération Syndicale Unitaire
FSU 62


Maison des sociétés

16 rue Aristide Briand

62 000 Arras


Tél-Fax : 03.21.71.14.89
Mél : fsu62@fsu.fr

Secrétaire départementale : Catherine Piecuch

contact presse FSU 62 : 06.63.10.79.13
mél : fsu62@fsu.fr ou fsu62@wanadoo.fr

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