TEXTE ACTION CDFD 59 et 62

vendredi 24 septembre 2010
par  DERCOURT ALAIN
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TEXTE ACTION CDFD 59 et 62

La situation économique et sociale se détériore de plus en plus. Les suppressions d’emploi se multiplient, dans le public comme dans le privé, les conditions de travail se dégradent, la précarité se développe et les inégalités sociales continuent de se creuser. Prenant prétexte de la crise (entraînée par la politique libérale), le gouvernement poursuit sa politique d’austérité. Les premières annoncent du budget 2011 le confirment.

Prenant prétexte de quelques faits divers, le président et le gouvernement ont multiplié, cet été, les annonces sécuritaires, les propos xénophobes, stigmatisant en particulier les Roms. Ces mesures visent à détourner l’opinion des échecs de la politique économique et sociale du pouvoir et de sa réforme des retraites de plus en plus impopulaire. Elles visent aussi à récupérer l’électorat d’extrême droite n’hésitant pas à brader les principes fondamentaux de notre démocratie.
La FSU condamne cette politique honteuse et dangereuse. Elle s’associe à l’appel citoyen que vient de lancer la LDH. Elle a participé aux manifestations du 4 septembre qui ont montré un sursaut et une opposition citoyenne face à cette politique xénophobe et raciste du gouvernement. Elle appelle à participer massivement à la mobilisation nationale du 16 octobre dont les modalités régionales seront connues dans les jours à venir.. Elle condamne la loi LOPPSI 2 et le projet de la loi Besson sur l’immigration, dont elle demande le retrait. Elle appelle à participer à la manifestation de ce samedi 25 septembre à Lille, 17h, Place de la République.

- Éducation

Le Ministre de l’Éducation a inscrit la rentrée scolaire dans la logique gouvernementale du tout sécuritaire et ne s’est exprimé que sur les sanctions aux élèves, les Établissements de Réinsertion scolaire. Le gouvernement renonce délibérément à la réussite de tous les élèves par des conditions d’enseignement extrêmement dégradées (Effectifs vertigineux, non scolarisation massive des enfants de 2 ans, effondrement des options en lycée…) ou même en rendant impossible la scolarisation de centaines d’élèves en LP et confirme des dégradations des conditions de travail pour tous les personnels : enseignants, personnels d’éducation, personnels administratifs, co-psy, assistants sociaux, infirmières, TOS… La FSU rappelle son opposition à la présence des policiers dans les établissements.
La grève du 6 septembre dans le second degré et la distribution à un million d’exemplaires d’une lettre aux parents dans le premier degré ont permis de dénoncer une des rentrées les plus désastreuses de ces dernières années.
Le supérieur et la recherche subissent une restructuration sans précédent accélérée par le plan Campus et les appels d’offre liés au grand emprunt. Cette politique transforme les missions des personnels, organise la concurrence entre les établissements au détriment d’une nécessaire coopération.
Les conditions d’entrée dans le métier des nouveaux enseignants de surcroît sans formation professionnelle sont très difficiles, catastrophiques dans de 2nd degré et déplorables dans le 1er degré. Elles mettent en évidence le mépris des stagiaires, de leurs tuteurs et des élèves. L’absence de cadrage ajoute à la confusion et aux inégalités de cette rentrée. La FSU avec ses syndicats nationaux concernés organisera, sur les questions de recrutement et de formation, des initiatives publiques pour analyser la situation et mener l’action sur ses revendications en associant étudiants, stagiaires et acteurs de la formation.
La FSU réaffirme son exigence de la réussite de tous les jeunes dans le système éducatif et elle continuera à porter ses revendications et propositions.
En ce sens, la FSU 59-62 demande une initiative nationale forte le plus tôt possible sur les questions de l’Éducation.
Dans le cadre de la discussion budgétaire, la FSU devra également proposer des initiatives à l’ensemble des organisations de l’éducation contre les nouvelles régressions.

- Pôle-emploi

Si l’activité est croissante compte tenu du nombre de chômeurs et de la dégradation de l’emploi dans le pays, les effectifs sont un sujet central d’affrontement. Pôle emploi doit dans le même temps faire face aux restructurations internes et la dégradation des services publics. La FSU soutient la journée nationale de grève prévue le 9 novembre prochain.

- Fonction publique

La Fonction publique subit de plein fouet la suppression dogmatique d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la généralisation de la RGPP à tous les niveaux et la dénaturation des missions, le gel des salaires et bien sur la réforme des retraites qui en plus des mesures communes à tous les salariés comme le recul des bornes d’âge, inflige des régressions sans précédent aux agents publics : fin de la CPA, restriction du minimum garanti des pensions, fin du dispositif de départ anticipé pour les mères de 3 enfants, alignement des taux de cotisation…qui conduiraient à une perte de pouvoir d’achat, une nouvelle baisse du niveau des pensions après celle intervenue après la réforme Fillon de 2003, le creusement des inégalités entre les hommes et les femmes…De même le durcissement du Parlement sur la réforme sur les retraites remet en cause directement la médecine du travail.

- Retraites

Le mouvement syndical a joué un rôle majeur dans toute cette période en mettant dans le débat toutes les questions liées à celle des retraites : emploi, salaires, inégalités hommes/femmes, fiscalité… Il a offert un cadre unitaire et interprofessionnel permettant de rassembler, sur des enjeux majeurs, les salariés du public et du privé.
S’ajoutant aux succès des 24 juin et 7 septembre, la journée du 23 novembre a montré, par son très haut niveau de mobilisation la détermination des salariés : 3 millions de manifestants et des grèves suivies fortement dans de nombreux secteurs .Les manipulations chiffrées du gouvernement et les déclarations mensongères de Woerth ne peuvent tromper personne.
Cela montre une opposition déterminée et grandissante au projet de réforme des retraites d’une grande majorité des salariés du public et du privé ainsi que de l’ensemble de la population.
La FSU exige l’ouverture de négociations pour une autre réforme des retraites par répartition, pour le maintien et l’amélioration du Code des Pensions. Ceci passe par le retrait de ce projet de réforme des retraites qui va à l’envers de nos revendications. L’argument de l’évolution démographique est un leurre. Le principal objectif du gouvernement est de rassurer les marchés financiers, baisser les retraites pour inciter à la capitalisation.

Pour la FSU, l’allongement de l’espérance de vie doit profiter aux salariés et une autre répartition des richesses produites permettrait sans problème de pérenniser les systèmes de retraite.
La FSU appelle tous les agents de la Fonction publique et des services publics dans lesquels elle intervient, à s’adresser individuellement aux sénateurs et aux députés de leur circonscription afin de leur exposer les conséquences de la réforme sur le montant de leur pension et les appeler à ne pas voter cette loi.
Elle appelle à poursuivre rapidement l’action en amplifiant encore le mouvement unitaire et interprofessionnel. Elle considère qu’un engagement massif des salariés du public comme du privé, avec leurs organisations syndicales, est déterminant pour faire reculer le gouvernement.
Elle appelle à poursuivre rapidement l’action en amplifiant encore le mouvement unitaire et interprofessionnel. Elle considère qu’un engagement massif des salariés du public comme du privé, avec leurs organisations syndicales, est déterminant pour faire reculer le gouvernement. LA FSU 59/62 organisera avec les autres organisations des intersyndicales au niveau local dans les principales villes de la région, et ce dès à présent, afin de mettre en débat toutes les formes d’action y compris les actions spectaculaires ou de blocage et l’éventualité d’une reconduction de la grève .Ce rapport de forces est nécessaire pour faire reculer le gouvernement .Il passe par la réussite du 2 et du 12 octobre mais il nécessite des actions entre ces deux dates.

Le passage en force à l’assemblée nationale, le refus de toute négociation sérieuse autour des propositions des organisations syndicales, la fuite en avant du gouvernement crée une situation de crise sociale sans précédent. Une amplification du mouvement s’impose pour faire reculer le gouvernement. La FSU considère nécessaire et indispensable de travailler à étendre et généraliser les grèves et manifestations dès maintenant Elle appelle à poursuivre le travail de diffusion de tracts et d’information auprès des lycéens, des étudiants et des jeunes. En ce sens, elle appelle les personnels à se réunir pour décider de suites unitaires à donner à l’action : de la poursuite de la grève, des formes de la reconduction, d’une manifestation nationale unitaire...

La FSU a déposé un préavis de grève couvrant les prochaines semaines. Elle appelle à poursuivre et multiplier les initiatives locales de mobilisations unitaires. Elle constitue d’ores et déjà une caisse de solidarité en vue des mobilisations. Pour la FSU, il s’agit bien de contraindre le gouvernement à prendre en compte nos revendications et à retirer son projet de réforme.

Lille le 24 septembre


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