Plan Sarkozy contre la délinquance

mardi 29 novembre 2005
par  DERCOURT ALAIN
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Un dépistage ultraprécoce
Nicolas Sarkozy présentera à la fin du mois un plan de prévention de la délinquance qui s’appuie, notamment, sur le regard porté par le médecin dès la petite enfance en direction des fauteurs de troubles en puissance.

Le plan de prévention de la délinquance mis au point par le ministère de l’Intérieur propose de dépister chez le petit enfant des « troubles du comportement » qui seraient précurseurs d’une conduite caractérisée par des délits répétés. Dans un rapport décrié, récemment remis à Nicolas Sarkozy, le député UMP Jacques-Alain Bénisti juge « primordiale » la période des trois premières années de la vie et des trois années suivantes.

Un examen de santé à 3 ans
Pour justifier une détection aussi précoce, le ministère s’appuie sur une expertise collective de l’Inserm, publiée en septembre dernier (« le Quotidien » du 26), intitulée « Troubles des conduites chez l’enfant et l’adolescent ».
Selon les auteurs, les personnes qui ont une conduite perturbée « avant 10 ans » présentent « généralement un niveau élevé d’agressions physiques qui se maintient durant l’enfance ». Il s’agit le plus souvent de garçons, « qui risquent de développer un trouble de la personnalité à l’âge adulte ». Ces jeunes se retrouvent fréquemment parmi ceux qui, « avant 13 ans », « restent tard dehors la nuit », ont « fugué ou passé la nuit dehors » ou « fait l’école buissonnière ».
« Les violations des règles établies seraient un prolongement des manifestations » du désordre « qui a commencé à la petite enfance ». « L’absentéisme, les incivilités et les situations d’échec scolaire » sont reliés au comportement perturbé que l’expertise de l’Inserm définit comme allant des désobéissances répétées à des agressions graves.
Il est donc recommandé « un repérage et une intervention précoces », une amélioration « des échanges entre les acteurs de santé, les juges pour enfants et les juges aux affaires familiales », des « interventions dans les familles à risques » et « un examen de santé vers 36 mois » car « à cet âge, on peut faire le premier dépistage d’un tempérament difficile, d’une hyperactivité et des symptômes du trouble des conduites ». « Il est acquis que plus tôt les enfants sont pris en charge, moins ils auront à l’adolescence des attitudes autodestructrices ou agressives pouvant amener à la délinquance », écrivait le ministère de l’Intérieur en décembre 2003 dans un avant-projet de loi de prévention de la délinquance.
Mais, devant les réticences d’une partie du gouvernement, ce texte avait été abandonné par Nicolas Sarkozy lors de son premier passage place Beauvau. Le plan qu’il présentera à la fin du mois de novembre en reprend les principales propositions. Pour sa part, le syndicat des commissaires de police, qui se situe sur la même ligne, suggérait, au début de l’automne 2005, d’identifier, lui aussi, les comportements annonciateurs de la délinquance à la crèche, à la maternelle ou à l’école primaire.

PHILIPPE ROY
Le Quotidien du Médecin du : 23/11/2005


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