Motion Conseil Fédéral Régional FSU 59-62

Lille le 16 novembre 2007
vendredi 23 novembre 2007
par  DERCOURT ALAIN
popularité : 39%

Emploi :


 
Le gouvernement entend bien appliquer la
promesse du président de ne remplacer, dans la Fonction Publique qu’un départ
à la retraite sur deux. Ce sont donc 23000 postes qui seront supprimés en 2008
et entre 120 000 et 150 000 les 4 années suivantes. Rien ne peut
justifier ces suppressions d’emploi si ce n’est le dogme libéral de la
diminution des dépenses publiques (dogme qui ne s’applique pas quand il s’agit
du cadeau fiscal de 15 milliards d’euros pour les foyers les plus riches !) et du
désengagement de l’Etat d’une partie de ses missions.

 
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La FSU

revendique au contraire dans les différents sectaurs.,la création d’emplois
indispensable au bon fonctionnement des services publics dont la population a
besoin.


 

Les
statuts
 :


 
Les propos du président et du gouvernement
qui évoquent l’abandon du recrutement sur concours ainsi que la
transformation d’une fonction publique de statut à une fonction publique de
contrats laissent craindre la remise en cause des statuts de <st1:PersonName
ProductID="la FP" w:st="on">
la FP
. Au contraire, <st1:PersonName
ProductID="La FSU" w:st="on">
la FSU
réclame la maintien et l’amélioration de ces statuts qui ont été créés à
<st1:PersonName
ProductID="la Libération" w:st="on">
la Libération
pour garantir un service public impartial et équitable.


 

Salaires
et pensions :



Depuis
2000, les agents de
la FP

ont perdu 7% de leur pouvoir d’achat. Face à leurs revendications, le
gouvernement oppose le dogme présidentiel du « travailler plus pour
gagner plus » et veut transformer une partie des postes 
supprimés en heures supplémentaires. Outre que cela ne règle en rien
le pouvoir d’achat des pensions, ce marché de dupes est inacceptable : il ne se
traduira que par une dégradation de l’emploi et des conditions de travail.
La FSU

revendique une augmentation du point d’indice qui permette de rattraper les
pertes de pouvoir d’achat et qui compense la hausse des prix à venir. Elle réclame
aussi l’ouverture de négociations pour la refonte de la grille indiciaire afin
de rendre les carrières plus attractives. Elle réclame un rattrapage du
pouvoir d’achat des pensions ainsi qu’un retour à la péréquation et à
l’assimilation. Elle réclame le retour à l’indexation des pensions sur l’évolution
des salaires.


 

Retraites :

Une
nouvelle réforme de l’ensemble des régimes de retraite est prévue pour le
premier semestre 2008. Le gouvernement a déjà annoncé, sans attendre 2008,
l’allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite complète :
41 annuités en 2012. Mais auparvant, pour arriver à ses fins, il lui faut
briser le mouvement social sur les régimes spéciaux.


La FSU

revendique, pour la fonction public, le
versement d’une pension qui soit un salaire continué et, pour le privé, un
système de retraites par répartition, permettant une retraite complète (75 %
du meilleur salaire), à 60 ans, pour tous après 37.5 années de cotisation,
public comme privé. Cela passe par le retrait des réformes Balladur et Fillon.
Pour toutes ces raisons, elle soutient le mouvement des salariés des régimes
spéciaux. Elle s’associe à la campagne d’opinion en faveur de ce mouvement.


 

Education

 
Dans tous les secteurs de l’Education, de
graves menaces pèsent sur le Service Public déjà bien mis à mal depuis
plusieurs années. Pour la rentrée prochaine, l’Education nationale perdra 11
200 postes. Pour l’ensemble du quinquennat, ce sont 70 000 suppressions de
postes qui sont prévues.

 
Dans le premier degré, sur le plan
national, on sait déjà que pour accueillir les 37 000 élèves supplémentaires,
seulement 700 postes seront créés (1 poste pour 54 élèves !) . Dans
notre académie, la stagnation du nombre d’élèves attendu à la rentrée
prochaine n’empêchera pas le ministère de retirer des postes sous prétexte
d’équité entre les académies de même catégorie qui ont un P/E moins
 favorable.

 
La diminution du nombre d’élèves scolarisés est au moins en partie due à
l’IA qui impose la baisse du taux de scolarisation des deux ans à raison de 2
points par an

Actuellement, le Document d’orientation du
Ministre de l’éducation nationale, soumis à discussion, pour définir un
nouvel horizon pour l’école primaire, avec entre autre l’annonce de la mise
en place du principe « plus de maîtres que de classes », de la volonté de « 
donner à l’école maternelle un programme qui respecte mieux sa spécificité
pédagogique » ou de « la refonte du dispositif d’évaluation des élèves »
sembleraient correspondre à certaines de nos revendications.

En
revanche la notion de priorité absolue à l’apprentissage de la langue française 
risque de se traduire par la diminution de l’enseignement des mathématiques,
des sciences, de l’éducation artistique, de l’EPS, de l’histoire – géographie.
La définition de temps d’accompagnement éducatif risque d’exclure du temps
scolaire certaines matières et la prise en compte des difficultés scolaires.
L’absence de référence aux RASED, à la formation continue et aux dispositifs
de classe passerelle et de scolarisation de moins de trois ans, au temps nécessaire
pour la direction et le fonctionnement de l’école est inquiétante.


 

 
Dans le second degré, l’Académie va connaître de nouvelles
suppressions de postes pour la 9ème année
consécutive(4500 depuis 1998) et, probablement 1500 à la rentrée prochaine .
Au plan national 8 700 postes seront supprimés dont 1500 seulement 
se « justifient » par la baisse démographique. Ces
suppressions vont donc entraîner une nouvelle dégradation des conditions de
travail et d’étude et de l’offre de formation (suppressions nouvelles
d’options, diminution des horaires élèves, augmentation du nombre d’élèves
par classe....)

 
La suppression de 1000 postes
d’administratifs aussi bien dans l’administration centrale que dans les
rectorats, les IA et les établissements scolaires va contribuer aussi à la dégradation
du service public d’éducation.


 

 
Dans le supérieur,
la loi
LRU met en péril les libertés académiques et scientifiques, les statuts des
personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle dresse des
obstacles à l’accès et à la réussite des étudiants dans les établissements
d’enseignement supérieur, entre lesquels les inégalités territoriales
seraient considérablement renforcées. La loi met fin à la collégialité de
fonctionnement des universités et démantèle leur vie démocratique, sans répondre
aux réels besoins de formation.
La FSU

revendique l’abrogation de la loi LRU et apporte son soutien au mouvement étudiant.


 

 
La baisse programmée de 3500 postes aux concours entraînera le non
remplacement d’une proportion importante de’enseignants partant à la retraite.

 
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La FSU

revendique un autre budget de l’Education qui permette d’apporter un
enseignement de qualité à tous les élèves

 


ANPE

  
La fusion UNEDIC-ANPE s’officialise. L’objectif politique de la fusion
est clair : contrôler les chômeurs par la maîtrise des sanctions et des
radiations, ce qui permet notamment pour le MEDEF d’organiser des pressions
pour un retour à l’emploi dans n’importe quelles conditions tout en visant
des économies d’indemnisation. Enfin, après le PARE et la loi de cohésion
sociale dite « loi Borloo », le MEDEF parvient à s’approprier la
gestion de la liste des demandeurs d’emploi.


La FSU

dénonce le désengagement de l’Etat
d’une de ses missions essentielles elle s’oppose donc à la fusion UNEDIC-ANPE.


 

Europe

 
Le Président de <st1:PersonName
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la République
refuse de soumettre le « nouveau » traité européen « simplifié »
à une consultation de l’ensemble des citoyens, il a fait le choix de ne s’en
remettre qu’à une procédure parlementaire. Ce n’est pas acceptable. Après
le refus des Français d’adopter le TCE en 2005, le débat démocratique doit
s’engager et seul un référendum pourra ratifier ce traité. <st1:PersonName
ProductID="La FSU" w:st="on">
La FSU
se prononce dons pour la tenue d’un référendum et mettra tout en oeuvre pour
obtenir cette consultation.

RESF

 
Le CFR FSU 59 62 dénonce et condamne la
politique de quotas d’expulsions décrétée par le gouvernement et dont sont
victimes de nombreux élèves de l’académie. La politique du chiffre amène
en effet l’Etat à transgresser toutes les règles. Depuis la rentrée, ce
sont plusieurs dizaines d’élèves du Nord et du Pas-de-Calais, très souvent
des orphelins, placés sous
la Protection

de l’Enfance, qui reçoivent des avis d’expulsion alors que jusqu’à présent,
ils étaient protégés par la législation et que la règle était de régulariser
les élèves placés sous <st1:PersonName
ProductID="la Protection" w:st="on">
la Protection
de l’Enfance. Dans le Pas-de-Calais, c’est une trentaine d’élèves qui
est menacée.
La FSU

appelle l’ensemble des personnels à se mobiliser pour qu’aucun élève ne
soit expulsé. 


 

Tests
ADN :

 
Le Conseil Constitutionnel pourtant discrédité
par le bureau de l’OIT qui vient de rappeler que les modalités d’application
des CPE-CNE (période d’essai de 2 ans et rupture de contrat sans motif) n’étaient
pas conformes aux engagements internationaux de <st1:PersonName
ProductID="la France" w:st="on">
la France
, persiste dans l’ignominie en validant la loi Hortefeux et l’amendement Mariani
qui vont notamment mettre en place des tests ADN dans le cadre du regroupement
familial.



 

Action du 20 et suites

  
Face à toutes ces attaques, Le 20 novembre, la riposte doit être
d’ampleur. D’ores et déjà, il faut envisager les suites. Le CFR FSU 59 62
demande à <st1:PersonName
ProductID="La FSU" w:st="on">
la FSU
nationale d’élaborer un calendrier d’actions en adéquation avec l’ensemble du
mouvement social. Si l’action du 20 est réussie et si d’autres secteurs sont
toujours dans un mouvement reconductible, une nouvelle grève doit être décidée
dans les délais les plus courts. En tout état de cause, w:st="on">
la FSU

doit appeler à un nouveau temps fort avant les vacances de Noël.


 


 


Contact

Section Départementale du Pas de Calais de la Fédération Syndicale Unitaire
FSU 62


Maison des sociétés

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62 000 Arras


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Mél : fsu62@fsu.fr

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